oct 28

Un webzine de l’Anacej sur les solidarités à l’occasion du Congrès

Téléchargez le 13ème numéro de la lettre d’information destinée aux membres des conseils d’enfants et de jeunes. Ce numéro est consacré au thème du Congrès, “les solidarités, on s’y engage !”

Téléchargez le Webzine n°13 – PDF

4 fois par an, nous envoyons à tous nos adhérents ce webzine de 2 pages. N’hésitez pas à l’imprimer afin de le distribuer à tous les membres de votre conseil d’enfants et de jeunes !

Ce numéro spécial Congrès est exceptionnellement accessible à tous.

oct 27

Derniers préparatifs du Congrès

L’équipe de l’Anacej et le Comité jeunes sont arrivés à Lille ce samedi 27 octobre pour les derniers préparatifs du Congrès et préparer l’accueil de plus de 100 délégations dimanche soir.

A partir de lundi matin, à 9h,  600 personnes dont 450 jeunes et enfants, représentant des communes, départements et régions, de toute la France suivront un programme riche pendant 2 jours.

oct 22

Le programme adulte du Congrès en détail

Découvrez dans cet article l’intégralité du programme adultes du Congrès, co-produit avec l’Injep.

Lundi 29 octobre 10h30/12h00

Conférence d’ouverture (Gare Saint-Sauveur)

L’autonomie des jeunes aujourd’hui, Elsa Ramos, Sociologue, Maître de conférence à l’Université Paris Descartes, animée par Jean Caude-Richez (Injep).

Indépendance et autonomie des jeunes sont deux notions à distinguer. On ne peut pas réduire l’autonomie à l’indépendance ; les adolescents, les jeunes adultes chez leurs parents, malgré la cohabitation et un degré plus ou moins fort de dépendance avec leurs parents peuvent se déclarer adultes ou/et autonomes. Il s’agit aussi de comprendre ces déclarations.

Lundi 29 octobre 14h/15h30

Table-ronde A (Salle Erro – Mairie de Lille)

Les jeunes dans l’espace public, animation Jean-Claude Richez (Injep)

Intervenants : Denis Moreau (Rue de l’avenir), Beatrice Auxent (Caue du nord), Abdé Kéta (association lilloise au fil de l’eau), Chantal Carraro, élue à la jeunesse de Nancy.

Quelle place aujourd’hui pour les jeunes dans l’espace public ? Comment se l’approprient-ils ? Comment vivent-ils leur territoire ? Comment peuvent-ils en être acteurs ? Le point de vue d’urbanistes, d’associations et d’élus au regard de leurs expériences.

Table-ronde B  (Salle Conseil privé – Mairie de Lille)

Produire de la participation démocratique, animation Marie-Pierre Pernette (Anacej)

Intervenants : Victor Burette (chargé des ateliers citoyens, conseil général du Nord),  Yann Djermoun (chef de cabinet, Région Champagne-Ardenne), Pascal Jarry (responsable de la mission jeunesse de la ville de Toulouse, Mairie de Toulouse), Coline Vanneroy, déléguée générale d’Animafac, Jean-Luc Dailcroix, secrétaire général de l’Anacej.

Comment recueillir et prendre en compte la parole des habitants, en particulier des plus jeunes ? Quelle participation à la vie publique aujourd’hui ? Quels en sont les apports et les limites ? Témoignages de collectivités territoriales et associations menant des démarches innovantes.

Lundi 29 octobre 15h30-17h00

Table-ronde  C (Salle Erro – Mairie de Lille)

Volontariat, bénévolat, service civique, animation Joaquim Timoteo (Injep)

Intervenants : Stéphanie Rizet (chargé de projet, CPCA), Elise Renaudin (directrice déléguée, AFEV), Bastien Engelbach (chargé de mission, Animafac), Cedric Mazière (chargé de mission éducation/jeunesse, Ligue de l’enseignement).

A partir d’un panorama des dispositifs et de leur accompagnement, présenté par Stephanie Rizet, témoignages des associations animant des réseaux des volontaires, bénévoles et jeunes en service civique.

Table-ronde D (Conseil privé – Mairie de Lille) Le vote des jeunes, animation Erwan Dagorne (Anacej)

Intervenants : Bernard Roudet (chargé d’études et de recherche, Injep), Pierre Bréchon (Professeur de science politique, IEP de Grenoble) Mathieu Cahn (adjoint en charge de la jeunesse, ville de Strasbourg) et des membres du conseil des jeunes de Strasbourg, Majid Jabour (association lilloise « Votons »), Rudy Delaplace, trésorier de l’Anacej, Adjoint au maire de Saint André (59).

À la demande de ses adhérents et désireuse d’inciter les jeunes à participer au débat démocratique sous toutes ses formes, l’Anacej a élaboré la campagne « 2012, je vote » pour inciter les nouveaux électeurs à voter en 2012. A la veille de nouvelles échéances électorales, retours d’expériences et éclairage des chercheurs Bernard Roudet et Pierre Bréchon.

L’enquête sur les jeunes et le vote menée par l’Ifop pour l’Anacej en novembre 2012 – PDF

L’enquête menée par l’Ifop pour l’Anacej en février 2012 – PDF

Mardi 30 octobre 9h/10h15

Ateliers pratiques

S’engager à l’international

Salle Erro – Mairie de Lille

Intervenants : Dante Monferrer (Délégué général de France-Volontaires), Charlotte Lion (Chargée de mission, CRDTM -Centre régional de documentation et d’information pour le développement et la solidarité internationale), Jean-Michel Findigner (Service civil international nord)

Comment et pourquoi s’engager à l’international dans un parcours individuel et/ou collectif ? Présentation de trois démarches d’accompagnement pour donner envie aux collectivités et aux jeunes de s’engager à l’international.

Programme européen jeunesse

Salle Conseil privé – Mairie de Lille

Intervenant : PEJA – Anna Seguin, Chargée des programmes 1 et 5.1, AFPEJA

Monter un projet européen, ce n’est pas si compliqué ! En lien avec le document réalisé par l’Anacej en 2012, présentation du Programme européen jeunesse en action pour réaliser des échanges et des séminaires de jeunes, dans lesquels ces derniers ont une part très active.

Le cadre juridique des conseils

Collège Franklin, salle 5

Intervenants : Lilia Benhadji, Marie-Pierre Pernette + Marion Mazière Responsable du service juridique de la JPA

Les conseils de jeunes ne font l’objet d’aucune réglementation. Pourtant, il est important de respecter des règles pour des questions de responsabilités et de sécurité.

La solidarité à travers les chantiers d’insertion, l’exemple de SNCF

Collège Franklin, salle 4

Intervenants : Vincent Bouznad, Responsable engagement sociétal, SNCF et Emmanuel Stephant, Président de Chantier Ecole

Présentation de l’expérience menée conjointement par SNCF et Chantier-Ecole dans des projets de chantiers d’insertion. Eclairage sur les actions menées dans la Région Nord Pas de Calais.

Mardi 30 octobre 10h30 -12h30 (Gare Saint-Sauveur)

Le grand débat

Pour un big bang des politiques jeunesse, animation Olivier Toche (directeur Injep)

Lancée le 28 novembre 2011 par des organisations nationales, associations, fédérations et mutuelles, mouvements de jeunesse, organisations de jeunesse et d’éducation populaire, structures d’insertion, d’hébergement ou de santé, la plateforme « Pour un big bang des politiques jeunesse » interpelle les pouvoirs publics sur l’incohérence et le manque de transversalité des politiques jeunesse.Un an après, où en est-on ? Bilan et perspectives.

En présence de Valérie Fourneyron, des Sports, de la Jeunesse, de l’Éducation populaire et de la Vie associative.

Les intervenants : Antoine Dulin, membre du groupe des organisations étudiantes et mouvements de la jeunesse au CESE, délégué national Scouts et guides de France, Maïté Elia, Adjointe au Maire de Schiltigheim, Benoit Mychak, délégué général du Cnajep, Magalie Herlem,  Conseillère Municipale Déléguée à la Jeunesse, Conseil Lillois de la Jeunesse et Aide aux Projets.

Téléchargez le programme adulte – PDF

oct 19

Le programme complet du Congrès de l’Anacej

Découvrez le programme du Congrès national des conseils d’enfants et de jeunes 2012 dans son intégralité.

Téléchargez le programme complet – PDF

Téléchargez le programme adulte – PDF

Le Congrès est organisé par l’Anacej, les villes de Lille et d’Hellemmes, le conseil régional Nord-Pas de Calais et le conseil général du Nord avec le soutien de l’État, du Programme européen jeunesse en action, de l’Injep, EDF Collectivités, SNCF, Air France, France Volontaires , Rue de l’avenir, Solidarité laïque et Cap’Com.

oct 18

Les jeunes conseillers du Tarn luttent pour plus de solidarité envers les élèves handicapés

Les 7 jeunes élus de la commission solidarité du Conseil général des jeunes du Tarn ont mis en place une campagne de sensibilisation des collégiens et des adultes sur l’accessibilité de leurs établissements aux élèves handicapés. Cette campagne, intitulée Solicop’Aide a reçu le Prix Anacej des jeunes citoyens 2012 dans la catégorie Conseils généraux.

Sophie Bernard, 13 ans, membre de la commission solidarité nous explique qu’”un membre de la commission, handicapé moteur, nous a proposé de sensibiliser les gens aux problèmes d’accessibilité dans les collèges. On a voulu adapter les collèges et demander l’installation d’ascenseurs. Nous avons rencontré une personne de la direction des bâtiments du département qui nous a expliqué que les ascenseurs sont trop chers, mais qu’ils travaillaient déjà sur la mise en place de rampes d’accès. Nous nous sommes alors rendus compte de l’importance de sensibiliser aussi aux autres formes de handicap et de l’importance de développer la solidarité envers les personnes handicapées. Nous avons alors travaillé avec un graphiste sur le projet Solicop’Aide afin d’encourager les collégiens à offrir leur aide afin d’aider les personnes handicapées à s’intégrer. Nous avons ensuite distribué les documents à tous les élèves de 6ème, ainsi qu’à nos camarades de 4ème et aux chefs d’établissements.”
Le capital sympathie que Solicop’Aide a su déclencher, auprès des jeunes comme des adultes, laisse penser qu’il va vivre au delà de cette première campagne de sensibilisation. Le personnage créé par les jeunes conseillers doit être réutilisé dans les supports de communication de la collectivité lorsqu’elle évoquera cette question.

oct 17

Congrès de l’Anacej, découvrez le parcours

Chers congressistes, découvrez le détail des sites du Congrès de Lille les 29 et 30 octobre. Les sites sont multiples, mais se situent dans un périmètre limité. Notez que pour les enfants et les jeunes, les activités se déroulent ou prennent leur départ au Collège Franklin (hors plénières et soirées).

Mairie de Lille : Mot d’accueil le lundi  29 à 9h (pour tous) – Tables rondes (pour les adultes) le lundi 29 à 14h et à 15h30 – Une partie des ateliers adultes le mardi 30 à 9h – Assemblée générale de l’Anacej le 30 de 14h à 16h – Dîner et soirée festive le 30 à partir de 20h30 (pour tous)

Collège Franklin : le collège est le site central des activités pour les jeunes conseillers. Toutes les activités, hors accueil, soirées et plénières s’y déroulent ou y prennent leur point de départ –  L’activité découverte du patrimoine de Lille (pour les adultes) y démarrera le mardi 30 à 13h30 – Une partie des ateliers adultes le mardi 30 à 9h.

Les déjeuners seront servis aux collège Franklin (hors détenteurs de tickets Resto U fournis dans le pack remis aux participants).

Lille Grand Palais : les plénière d’ouverture et de clôture les 29 et 30 octobre à 17h30 s’y déroulent.

Gare Saint Sauveur : les conférences réunissant l’ensemble du public adultes s’y déroulent. Conférences le lundi 29 à 10h30 et le mardi 30 à 10h30.

Conseil général : la soirée du 29 s’y déroule à la Salle des fêtes de la préfecture à partir de 20h30.

Resto U : lieu de déjeuner pour les participants qui auront des tickets repas au Resto U dans leur pack participant remis au début Congrès.

Métros : la ligne 1 dessert les stations Gare Flandres et République Beaux arts (accès Conseil général), la ligne 2 dessert les stations Gare Europe, Gare Flandres et Mairie.

oct 16

Le CDJ de Rungis à l’aide des sans-abris

Des membres du Conseil des Jeunes de Rungis (94) qui participent au Congrès ont décidé de réaliser différentes actions en faveur des sans-abris.

Avant même de se mettre en action les jeunes ont voulu en savoir plus sur les difficultés que les sans-abris peuvent rencontrer au quotidien. Pour cela, ils ont rencontré en février dernier des bénévoles de la Croix-Rouge de Fresnes-Rungis et des bénévoles des restos du Cœur de Villejuif (94). Ce moment d’échanges a permis aux jeunes de mieux cibler leurs futures actions en étant au plus proche des attentes des sans-abris.

La première action du CDJ a été de participer à une maraude avec la Croix-Rouge. Les jeunes ont ainsi pu mieux se rendre compte des conditions de vie des sans-abris et du travail indispensable des bénévoles.

Suite à cela, les jeunes ont organisé deux collectes de produits d’hygiène et pour bébés devant la supérette se situant dans le centre ville de Rungis. Les membres du conseil ont ainsi collecté deux caddies.

Pour terminer leur projet, les jeunes élus ont mis en place une soirée cinéma solidaire dont le but était de présenter leurs actions aux Rungissois, de collecter des denrées alimentaires et aussi de redistribuer aux bénévoles de la Croix-Rouge et des Restos du Cœur le fruit de leurs collectes. Après la projection du film “A la recherche du bonheur”, avec Will Smith, la soirée s’est terminée autour d’une pizza.

Les membres du CDJ remercie les bénévoles de la Croix-rouge et des Restos du Cœur, ainsi que l’équipe de G20 et tous les Rungissois pour leur générosité. “Grâce à ce projet, nous porterons un regard différent sur les personnes sans-abris” ont déclaré les jeunes élus.

sept 20

Le CME de Lorient solidaire

Des membres du conseil municipal d’enfants de Lorient qui participent au Congrès ont organisé le 30 novembre 2011 une boum de la solidarité afin d’apporter un petit rayon de soleil à des enfants dont le Père Noël aurait oublié l’adresse. Pas de prix d’entrée mais un jouet ou un livre à remettre pour pouvoir participer à la fête. Ces dons ont été redistribués par Lorient Solidarité, une association caritative, au Noël de l’amitié organisé le 19 décembre 2011.

Les jeunes conseillers se sont occupés de tout.  Leur travail s’est réparti sur trois mois pour mener à bien ce projet. Ils ont durant cette période dû :

– Concevoir un échéancier et une répartition des tâches ;

– Rechercher et rencontrer une association caritative ;

– Chercher et réserver une salle ;

– Rencontrer des techniciens du son et des lumières ;

– Faire les demandes d’autorisation écrite pour la présence de la SNSM et de la police municipale ;

– Concevoir une affiche, les invitations, la billetterie et des tickets boissons ;

– Choisir la musique, aménager la salle, faire les courses…

L’organisation de la boum a mobilisé le jour J, l’ensemble des quatorze jeunes conseillers, une ancienne conseillère et quelques parents, chacun était réparti sur différents postes : accueil, vestiaires, buvette, régie sons et lumières et DJ.

A l’approche du Noël de l’amitié, les cadeaux ont été préparés avec sérieux et dans un esprit convivial. Chacun s’est activé à trier les jouets, à préparer les papiers cadeaux et à emballer tous ces trésors collectés grâce à la générosité des jeunes Lorientais.

La boum de la solidarité en vidéo.

Cette action a été présentée aux Prix Anacej des jeunes citoyens 2012.

sept 12

Le Comité jeunes des l’Anacej impliqué dans la péparation du Congrès

© Site du Conseil général du Nord

Retrouvez ci-après, un entretien paru sur le site www.cg59.fr :

Candice Dziejak, 17 ans, a fait partie du Conseil départemental des jeunes du Nord entre 2008 et 2010.

Aujourd’hui élève de terminale, elle est membre du Comité jeunes de l’Association nationale des conseils d’enfants et de jeunes (Anacej).

À ce titre, elle participe actuellement à la préparation du congrès de l’Anacej qui aura lieu à Lille les 29 et 30 octobre.

Souhaitant en savoir plus, nous sommes allés lui poser quelques questions.

lenord.fr : Comment as-tu été amenée à en faire partie ?

En 2008, alors que j’étais élève au collège de La Bassée et déléguée de classe de 4e, j’ai été élue au CDJ.

Je n’ai pas été déçue car j’étais dans la commission qui a préparé le 20e anniversaire du CDJ et ça a été une expérience super-enrichissante. C’est l’une des premières fois où j’ai vu des adultes nous faire confiance et suivre nos idées.

En 2009, j’ai participé au congrès de l’Anacej à Pau (il y a un congrès tous les trois ans) et c’est comme ça que j’ai connu cette association.

Quand mon mandat au CDJ s’est terminé en 2010, j’avais fortement envie de continuer à m’impliquer et c’est ainsi que depuis janvier 2012 je suis entrée au comité jeunes.

Et qu’est-ce que tu y fais ?

On se réunit quatre week-ends par an à Paris pour travailler, on aide les conseils de jeunes locaux et on travaille en groupes.

On mène aussi des actions particulières. Ainsi, il y a eu une campagne « 2012, je vote » pour inciter les jeunes qui avaient l’âge à s’inscrire sur les listes électorales puis à voter lors des élections.

Et pour préparer le congrès ?

On a invité tous les conseils de jeunes à réaliser des vidéos pour présenter leurs actions sur le thème de la solidarité.

Sinon, je peux déjà vous dire que le congrès se déroulera dans plusieurs lieux : la mairie de Lille, le collège Franklin, le Tri postal et la gare Saint-Sauveur. Le thème sera « Les solidarités, on s’y engage ».

sept 06

“La solidarité implique (…) humilité d’accepter la critique, curiosité et intérêt pour les points de vue et la culture des autres, capacité de se juger soi-même et enfin capacité de donner…”

Comment définir le mot solidarité(s) aujourd’hui ? Faut-il le laisser au singulier ou le mettre au pluriel ? Roland Biache (photo ci-contre), délégué général de Solidarité Laïque, nous répond.

“La solidarité, je laisse au singulier pour le moment, revêt des aspects multiples.

D’une notion juridique dans un premier temps, elle a très vite occupé le champ du social, de la morale et de la politique.

Elle possède à la fois une forte charge émotionnelle, un « état d’esprit spontané » lié au vécu de chacun qui fait le désir de partager avec l’autre… au risque d‘entraîner une dépendance (réciproque ?) et un sens du devoir moral qui implique d’assurer à toute famille, à tout village ou quartier, à toute nation ou à tout autre espace (l’Europe, le Monde) protection et sécurité.

Depuis les années 80, le libéralisme s’est imposé comme idéologie de référence du fonctionnement collectif, induisant une relativisation du social et du politique autrement dit :

– La société ne peut pas tout, elle a besoin de l’Etat ;

– L’Etat ne peut pas tout, il a besoin du concours des sociétés et des citoyens.

C’est entre ces deux acceptions que doit pouvoir se développer une économie au service de l’Homme, celle voulue par ce que l’on nomme désormais l’économie sociale et solidaire

L’ESS, dans sa promesse utopique, est à même de « réconcilier l’horizontalité sociale et la verticalité étatique, de réaliser l’une par l’autre » (MC Bais).

Elle est porteuse de cette solidarité qu’H. Pena Ruiz décline autour de 5 grandes formes de solidarité :

– sociale : comme condition d’harmonie entre les hommes. Une politique sociale doit être « structurante », pas seulement réparatrice, avec en perspective l’idée d’une solidarité universelle du genre humain. C’est débattu à l’OIT. Une fiscalité mondiale doit être mise en place : les Taxes sur les Transactions Financières notamment

– écologique : comme condition de sauvegarde la nature donc des humains. A quelques mois de Rio + 20, il est grand temps de prendre des mesures à même de réduire sérieusement les GES, la pollution de l’air et de l’eau, le déboisement… Au-delà des querelles sémantiques, « développons » le développement durable.

– cosmopolitique : comme condition de paix par la justice également rendue à tous les peuples, qui transcende les frontières et qui concerne toutes les victimes d’injustice (la constitution républicaine de Kant comme outil majeur, l’internationalisme de Jaurès….)

– laïque : comme condition de coexistence des croyants et des athées. Le prima de la loi commune sur tout enfermement particulariste est – devrait être – une émancipation et non une oppression. Comment (re)donner à chacun/e confiance en lui/elle-même qui induit confiance en les autres et dans les cadres collectifs qui doivent protéger et émanciper ?.

– culturelle où chaque culture particulière peut prendre place, aucune culture n’ayant le monopole de l’universel. Pour cela le souci de discernement est nécessaire, ce n’est pas le « tout ou rien ». L’ethnologie – au risque d’être schématique – a figé les cultures les unes par rapport aux autres (approche statique) et « sanglot de l’homme blanc » oblige sans doute, le relativisme culturel, sorti de sa légitime dénonciation du colonialisme, enferme de fait chacun dans sa « différence » (mutilations sexuelles par exemple).

Je dirai que la recherche de la solidarité implique, individuellement et collectivement, volonté d’échanger, humilité d’accepter la critique, curiosité et intérêt pour les points de vue et la culture des autres, capacité de se juger soi-même et enfin capacité de donner qui est de fait un enrichissement sur le plan moral et intellectuel.”

Propos recueillis par ED

Page 2 sur 3123