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nov 28

Le Congrès raconté par un participant

Alexandre Mazel, ancien membre du Conseil Général Junior de la Sarthe raconte en détails tout son voyage et nous montre que ce fut un congrès très chargé.

Voici son histoire :

Dimanche :

15h30 : Le train est à l’heure, et nous aussi. C’est parti pour 3 h de voyage en train, qui nous conduiront à la gare d’Euralille (Lille Europe selon la SNCF). Nous faisons connaissance avec notre animateur masculin, Robin. Nous connaissions déjà notre animatrice, Jennifer, que nous avions tous rencontrés lors de la réunion de préparation, le 17 octobre dernier, à l’Hôtel de la Préfecture. Personnellement je suis un peu fatigué (pour être honnête, j’ai fait la bringue la veille…) et je dors toute la durée du trajet, après seulement avoir feuilleté le journal acheté à la gare.

18h30 : arrivée à la gare de Lille. L’organisation est rigoureuse, comme nous le pressentions.

Nous sommes tout de suite accueillis par un organisateur du congrès, qui porte le fameux K-Way Blanc, qui nous servira de repère jusqu’à notre départ nous dit-on.

Après 25 minutes de marche, nous arrivons au Collège Franklin, là où sont accueillies toutes les délégations. Nous recevons nos badges, et nos sacs spécialement faits pour le congrès. Nous nous voyons également proposer de poser nos affaires le temps d’aller manger, ce qui n’est pas immérité, après près de 3h de train, et 25 minutes de marche éclairée par les beaux bâtiments de la ville de Lille.

Direction ensuite le Restaurant Universitaire, ou nous attend un bon diner. Le service est de qualité, comme le repas qui nous est servi. Il faut souligner le courage des dames qui ont fait ce service, malgré l’heure tardive de notre arrivée.

Retour au Collège Franklin pour récupérer nos affaires, et prendre le bus qui nous amène au CREPS (Centre Régional d’Entrainement aux Pratiques Sportives).

Lundi :

9h30 : Une fois arrivée à la mairie de Lille, pour quelques mots d’accueil.

10h00 : Début de atelier journal. Présentation de l’association « Jets d’encre » par la directrice de rédaction. Présentation du premier numéro et de la maquette qui servira à tous les autres numéros…

Suggestions idées pour le prochain journal : micro-trottoir, trombinoclichés, interview…

Répartition en plusieurs groupes. Je choisis celui du Micro-trottoir. Nous réfléchissons à une question ; et nous mettons d’accord sur la suivante : « quels projets aimeriez-vous mener sur la solidarité ? »

10h30 : Briefing terminé, nous partons sur le terrain, direction le collège Franklin. Nous traversons les ateliers, qui ont chacun des thématiques différentes : relation intergénérationnelle, économie solidaire… Les jeunes participants que nous rencontrons sont âgés de 9 à 17 ans. Mais les idées de projets sont aussi construites d’un extrême à l’autre. Un peu timides sont les premiers, mais rapidement ils prennent confiance, et développent des idées très concrètes de projets. Mais rapidement, la question se transforme en « quels projets avons-nous mené pour la solidarité ? » voyant les jeunes plus à l’aise, nous décidons de la conserver. Et d’atelier en atelier, l’étonnement grandit devant l’esprit d’initiative de ces jeunes venus de toute la France. Et notre attention augmente, nous posons des questions pour en savoir plus sur ces projets tous aussi intéressants les uns que les autres. Sélection non exhaustive : organiser un boum de la solidarité en venant avec un livre ou un cadeau, sensibiliser à la question de la dyslexie, ouvrir un centre d’accueil pour les SDF avec leurs chiens (souvent refusés, récolter des bouchons pour les recycler et faire des fauteuils roulants pour les handicapés, s’initier au langage des signes..

On a aussi eu droit à l’humour d’un jeune participant, qui nous a bien fait sourire : « je veux construire une piscine plus grande, parce que j’aime bien nager »

On aurait pu avoir peur de déranger, en pénétrant dans les ateliers, mais en fait non, à chaque fois, nous sommes accueillis avec enthousiasme. D’autant plus que nous avons dans notre groupe une participante en fauteuil roulant, ce qui nous entraine à être solidaire avec elle ; c’est une forme de contribution à cette valeur fondamentale, et un exemple que nous montrons aux participants, jeunes comme enfants.

Riche d’une multitude de projets ambitieux dans nos calepins, nous allons au RU pour une pause déjeuner bien méritée sous la pluie (quelle surprise…). Nos efforts sont récompensés par un repas et un service de grande qualité. Nous regrettons seulement l’absence d’ascenseur. Mais ce n’est pas un problème, nous sommes là pour aider notre jeune handicapée atteinte d’une maladie rare.

13h30 : Retour à la rédaction pour faire le point sur nos trouvailles de la matinée. Nous recueillons ainsi les impressions de l’autre groupe de micro-trottoir, le groupe s’étant divisé à l’arrivée au collège. Nous devons malheureusement faire un tri parmi ces projets fourmillants d’ambition et d’esprit d’initiative. Moment douloureux ! Mais on se réjouit à l’idée que ce sont les meilleurs qui sont restés, nous commençons également à regrouper les « verbatims », ces phrases inédites ou lâchées sans le vouloir ; exemple : « je ne suis pas d’accord avec le pas d’accord, mais je suis d’accord avec lui ». C’est l’occasion de se détendre, loin de la pression du bouclage du journal en fin de journée.

14h00 : Carnets en main, ouïe toutes ouvertes, nous sommes de nouveau sur le terrain, toujours au collège Franklin. Pas l’ombre d’une éclaircie, mais cela ne suffit pas à refroidir notre motivation à faire vivre en direct ce congrès. Mon groupe se divise à nouveau en 2 : l’un part à une conférence de Pauline Casalegno, qui travaille pour France Volontaires, parti au Mali pour aider ceux qui sont dans le besoin.

L’autre, dont je faisais partie, est allé assister à un débat entre les participants, tous âgés entre 16 et 17 ans, sur des questions phares de la solidarité. Ainsi, nous avons pu assister à celui sur la question : « faut-il donner plutôt que jeter ? ». Les jeunes avaient le choix entre d’accord, la rivière du doute, et pas d’accord. Ce fut l’occasion pour les jeunes de montrer leurs connaissances sur le sujet, et leur envie de s’impliquer, au vu de l’intensité des débats. Les arguments fusaient des deux côtés, les participants cherchaient à s’imposer à leurs adversaires, laissant leurs encadrants incapables de prendre en main la situation. Chacun voulait crier plus fort que l’autre, on sentait dans la voix et le regard l’implication des jeunes et leur motivation à faire progresser la solidarité, chance pour le monde pour avancer d’un même pas.

Quand fut venu l’heure de partir, nous avions un brin de déception, devant la question qui venait d’être posée aux participants, proverbe de Confucius, « faut-il donner un poisson à un homme ou lui apprendre à pêcher ? »

15h00 : Retour à la rédaction, et vient l’heure fatidique de mettre en commun nos impressions pour écrire l’article, la finition de notre travail. A 8 sur un article, les échanges sont vifs, mais productifs. Mais nous sommes 8, et autant d’idées différentes. Si bien qu’au bout d’une 1 h, à force de vouloir suivre à la lettre la consigne de ne pas dépasser les 1500 caractères, nous n’en avons pas la 1000…donc nous rendons ce 1er jet, malgré tout loin d’être ridicule, à notre chef de rédaction, Simon. Fort de son expérience journalistique, il complète notre article avec sa patte d’humour qui lui vaut une belle réputation au journal « remplace projet par prout, ce serait plus intéressant « Ha ha ha… nous devons aussi faire un tri parmi les 24 verbatims relevés au cours de la journée, dont 5 auront la chance de figurer dans le journal (exemple : « dis donc, y a beaucoup de toits colorés à Lille! Des jaunes, des rouges… » Je l’avoue, elle est de moi.

16h00 : Fin de la journée pour nous. Pour se détendre, petite balade dans la grande mairie de Lille, à la recherche du bureau de Madame Le Maire ça ressemble un peu à un jeu de piste : au fur et à mesure des informations que nous glanons en questionnant les personnes que l’on croise, nous allons un peu partout dans la mairie, si bien qu’il nous faut 50 minutes, ce n’est pas rien, pour ne pas pouvoir qu’accéder au « cabinet du maire », gardé par un garde du corps (déception, tout ça pour ça…). Au passage nous avons croisé la forme géante de Chabal, la mairie est bien gardée.

17h30 : Tout le monde se retrouve dans le Grand Palais (après un trajet sous la pluie) pour la première assemblée plénière du congrès. Et c’est parti pour 1h30… un peu long peut être pour le jeune public présent dans la salle. Nous avons eu droit à des interventions dignes des conférences universitaires (membre EDF, SNCF, président de France Solidaire…).

Studieux, mais intéressant pour ceux qui ont réussi à s’accrocher. Complémenté d’un historique sur l’étymologie du terme de solidarité, par un expert en la matière.

19h30 : Direction ensuite la préfecture, siège du conseil général, pour une soirée festive. Avec au programme, buffet à volonté, et initiation à des jeux traditionnels du nord. J’ai pu tester ainsi que tous les membres du congrès un mini billard, une mini tomate, mais sur table, ou l’on devait souffler la bille ce fut l’occasion de bien s’amuser ensemble, et de faire connaissance, un peu plus, à travers les jeux, avec d’autres jeunes ou moins jeunes. Des liens se créent par le jeu. De mon côté, je distribue avec mon équipe le journal fraichement sorti de l’imprimante. 600, ça prend du temps à distribuer.

22h30 : Le bus encore en retard, nous récupère au siège du conseil général, soirée terminée, retour au Creps. L’ambiance est bonne, les blagues fusent dans le car ainsi que les énigmes à résoudre. Nos cerveaux, encore en état de réfléchir à peu près efficacement, s’allient pour venir à bout de ces énigmes. Défi réussi pour la délégation de la Sarthe!

L’ambiance est aussi bonne au CREPS, au troisième étage de la résidence jeu, où se trouvent les garçons de la Sarthe. Nous échangeons avec des jeunes venus du Tarn, plus précisément entre Mazamet et Castres, et de Paris, sur les projets respectifs que nous avons menés, et sur nos expériences personnelles. C’est ça aussi l’intérêt de ce congrès, outre celui de réfléchir à des actions possibles de solidarité, c’est de rencontrer des gens venus des 4 coins de la France, et même de l’étranger (Québec, Maroc) et de créer des liens qui, on l’espère tous, resteront pendant longtemps.

A la demande insistante de notre animateur blagueur, nous allons finalement nous coucher pressés d’être demain, pour une nouvelle journée enrichissante. Comme l’a si bien dit le président de l’ANACEJ à la plénière, « nous sommes dans un sprint, et nous en sommes à la moitié ». Vite, vite, la suite !

Mardi :

7h30 : Cette fois je suis à l’heure au petit déjeuner mais pas de chance, je ne trouve pas ma clef dans la chambre, et l’oubli à l’intérieur, il faut dire qu’avec une chambre aussi mal rangée que la mienne, je pouvais difficilement la trouver (elle était sous un livre….). Mais Claire, du staff, est très gentille, et me prête une clef de rechange.

Après avoir (encore) attendu le bus, direction le collège Franklin, où chacun retourne à ses ateliers, je me dirige de mon côté vers la Mairie de Lille, à la salle de rédaction pour retrouver mes collègues du JED (Journal en Direct).

9h30 : Briefing de ce troisième et dernier numéro, qui se fera en une matinée. Au programme ; micro-trottoir, avec cette fois-ci la question « qu’est-ce qu’un micro-trottoir ? » Arrivée en deuxième au vote hier, la chasse commune aux verbatims qui reprend ses droits, une interview avec une personnalité du congrès, et une chasse aux brèves. Je pars avec mon collègue Tom, un local venu d’Arras, à la recherche de brèves et d’anecdotes pour ajouter une pointe d’humour supplémentaire à ce journal passionnant.

Direction donc le Collège Franklin, où chacun se sépare à nouveau en équipe. Je pars donc, avec mon binôme, dans notre quête de ce matin. Mais, à peine commencée, notre enquête va nous réserver une surprise de taille. Repérant un groupement de personnes, nous demandons à l’un deux si il aurait une anecdote, une brève sur le congrès à nous révéler. Il nous dit que lui non, mais que nous pouvons interviewer la ministre ! -quelle ministre ? Ah, oui, celle dont Jennifer m’a parlée ce matin dans la navette. Pourquoi pas nous disons nous, interroger un ministre c’est un truc de dingue ! « On va faire un scoop » me glisse Tom pressé par le temps et l’envie de bien faire, nous réfléchissons rapidement à trois questions à lui poser. Heureusement nous trouvons rapidement, et nous les notons sur le calepin, pour être sûr de ne rien oublier. Nous prenons également le soin de demander la titulature de la ministre, que nous ne connaissons même pas ! (un entretien avec une ministre demande un minimum de préparation quand même…) « Madame Valérie Fourneyron, Ministre de la Jeunesse, des Sports, de la Vie Associative et de l’Education Populaire ». Merci, et à quoi elle ressemble au juste ? -c’est la dame avec les lunettes, là-bas. Ah, elle est là-bas déjà ? Elle est passée devant nous sans qu’on la voie, ok (les amateurs). Nous tenons à remercier grandement la conseillère de la ministre, sans qui cette interview n’aurait pas été possible. Ni la photo sur Twitter.

Nous suivons donc l’immense cortège d’au moins 20 personnes qui entoure la ministre. Et après la chaine « Lille Grand Nord », c’est notre tour nous dit la conseillère ! Nous n’osons pas, mais elle nous encourage à nous lancer, et prévient la ministre que nous sommes juste à côté, elle se retourne vers nous, le battement de mon coeur monte ; on va interviewer une ministre !! Nous essayons de cacher notre immense joie d’être là. Tom prend la parole, explique qui nous sommes. Puis je prends le relais pour commencer l’interview. Je pose les questions (3 exactement) et enregistre ce moment inoubliable pour nous, tandis qu’il prend des notes sur des calepins (comme un véritable professionnel). 2 minutes 56 plus tard, c’est terminé. Un peu stressé au début, je cafouille dans la titulature « Madame Valérie Fourneyron, vous êtes ministre de la Jeunesse, des Sports, de la Vie Associative et de …-l »’éducation populaire complète TOM. J’essaie de me rattraper en posant de suite la 1ère question. Au vu de ses réponses, je crois que nos questions n’étaient pas trop mauvaises, ce serait naïf de penser cela. Nous ressortons quand même fiers de nous, avec un grand enthousiasme. « Merci beaucoup Madame la ministre » lui dit-elle pour conclure.

Mais nous allons vite redescendre sur terre. Emmanuelle, qui fait partie du staff du journal, vient vers moi, et m’explique que je viens de faire une connerie, que je n’aurais pas dû faire ça, que c’était déjà prévu, que Juliette (la rédactrice en chef) allait mal le prendre sur le coup je m’énerve, parce que je pensais que nous venions de faire un gros coup pour le journal, que cet aléa du direct allait nous gratifier d’un bel article à mettre en une. Mais c’est en fait notre inexpérience journalistique qui prédomine ici. Si on avait écouté lors de la conférence de rédaction, on aurait appris qu’il y avait une interview de prévue à sa sortie de son débat avec les adultes. Alors je me calme, et présente mes excuses. Avec un point de stress: Juliette va-t-elle pouvoir faire son interview ? Si non, la mienne sera-t-elle suffisante?

11h00 : Nous quittons le collège pour retourner à la mairie. Nous avons évacué le (mini)stress en discutant des expériences journalistiques de Juliette. Elle nous raconte ainsi qu’il y a, plusieurs fois par an, des manifestations ou se retrouvent des jeunes journalistes en herbe comme elle. J’en profite pour lui demander quelques tuyaux pour faire partie du « milieu », ce qui m’éclaire beaucoup sur mon avenir.

11h10 : en salle de rédac, c’est parti pour la rédaction du journal. Tandis qu’Emmanuelle retranscrit mon interview, nous mettons en commun nos expériences respectives. Nous avons 1 heure, et le premier jet sera fait au bout de ce délai. Mauvaise nouvelle en revanche, l’interview que j’ai faite est trop courte mais ça ira me dit-elle, de toute façon maintenant c’est fait (je me sens gêné).

Après une pause repas bien méritée, durant laquelle j’apprends que Juliette n’a pas pu faire son interview, et qu’il y a une photo de Tom et moi avec la ministre sur twitter. Nous nous séparons de notre staff de choc. Tandis que l’on va se détendre dans Lille l’après-midi, eux vont boucler le journal, ce métier est pour moi le plus beau du monde, et le travail demandé est vraiment conséquent. Cette expérience me le montre, et me rappelle le chemin (très long) qu’il me reste à parcourir !

13H30 : Retrouvailles avec le groupe au collège franklin pour la répartition dans les activités de l’après-midi. Pensant à l’origine aller visiter la belle ville de Lille, nous nous retrouvons en fait à aller nous divertir dans le centre interactif InQuest. Pourquoi ce choix de l’organisation ? Vous verrez, c’est en rapport avec le thème… J’avais eu quelques retours précédemment me disant que ce lieu est très bien pour s’amuser et nous n’allons pas été déçu !!

Après avoir constitué des équipes (but de la solidarité), nous prenons d’ailleurs le nom de SOLIDAIRES, ça ne s’invente pas, et de s’être mélangé entre les délégations, ce qui nous permettra une fois de plus de rencontrer des personnes, de créer des liens en échangeant sur nos expériences. Mais surtout, par le fait de faire partie d’une même équipe. Et dans ce jeu, nous allons voir que les liens vont se nouer très vite entre nous.

En effet, le but de ce jeu est de traverser un parcours, dans le noir, en équipe. À travers diverses épreuves, nous devrons nous montrer le plus solidaire possible si nous volons remporter la victoire. Nous cherchons déjà à le faire dans notre équipe, avec les noms des différents membres, un choix original (Solidaire 1, Solidaire 2, Solidaire 3, …, Solidaire 5). Alors armé de notre combinaison, et de notre badge indispensable pour valider les différentes étapes de notre parcours, et de nos chaussures spéciales.

Le briefing est très clair : «(…) vous êtes lancés dans une grande expérience (…) Vous devrez vous montrez solidaire tout au long de l’épreuve si vous voulez réussir. (…) Vous êtes libre d’abandonner à tout moment si vous le souhaitez(…) ». Pas question d’abandonner !!! On va montrer de quel bois on se chauffe !!

La première épreuve est néanmoins une catastrophe. A cause de moi, nous devions trouver des symboles, deux chacun, qui étaient dispersés dans la salle. Je trouve le premier facilement, mais je ne trouverais jamais le deuxième résultat nous mettons 13 minutes au lieu de 8, et engrangeons le minimum de points (30 000) et n’avons pas d’indice mais cela nous sur motive pour l’épreuve suivante.

L’épreuve suivante est une épreuve physique. Nous devons monter, descendre, grimper à des filets, passer dans des tunnels, pour aller badger le plus de repères possible. Et ce avec un temps limité, et l’obligation de badger dans un temps limité entre tous les membres du groupe si nous voulons avoir les points bonus. Nous nous en sortons plutôt bien, pensons-nous. Loupé ! Deux des membres, dont moi, avons zéro points, et toujours pas d’indice c’est la consternation ! Mais nous ne nous laissons pas abattre, et partons à l’assaut du « monde » suivant.

Le but ici est de faire parler sa culture générale, en répondant le mieux possible à un maximum de questions dans un temps limité. Cette épreuve marque notre remontée au classement. En effet, grâce à notre complémentarité, nous remontons au classement à la 3ème place en répondant correctement à 43 bonnes réponses sur 60 ! Solidaires dans l’effort !

C’est donc avec une motivation renforcée par cette belle prestation que nous attaquons le quatrième et dernier parcours. Dans celui-ci, pas de limite de temps, et pour cause, c’est un accro-branche dans le noir. Il faut donc réussir l’un des parcours disponibles, en récoltant les indices glanés à chaque plateforme, et les rassembler pour trouver le bon code. Nous prenons beaucoup de plaisir dans cette épreuve, et réunissons le code sans difficulté.

Reste l’énigme finale à résoudre. Hélas, nous bloquons : avec pour indice David Jones, As Ases, et Iggy Pop, allez trouver David Bowie… Nous finissons donc à la troisième place. Nous analysons ce résultat, en essayant de trouver ce qui a fait que nous sommes sur la troisième marche du podium. Mais le sentiment qui prédomine est bien sûr celui d’avoir réussi à tous se mettre au service d’un collectif pour réussir ces épreuves, et d’y avoir pris du plaisir. C’est donc une satisfaction générale pour les SOLIDAIRES, au moment de prendre un goûter amplement mérité.

17h30 : Nous revoilà dans le Grand Palais, pour l’assemblée plénière de clôture de ce congrès. Celle-ci fût plus intéressante je trouve, pour le jeune public majoritairement présent dans la salle. Nous avons pu en effet faire la connaissance d’une grande chef d’orchestre qui a permis à des jeunes pour qui la vie offrait peu d’attractivité, de s’initier à la pratique d’un instrument, et qui a une vision de la solidarité qui je pense est un exemple pour nous présents dans la salle. Nous avons pu également assister à l’excellente pièce de théâtre réalisée par des jeunes participants au Congrès, dont Charles, membre de notre délégation du Conseil général de la Sarthe. Le choix de mettre en scène le témoignage d’une personne âgée qui se souvient de ce congrès était très bon, au vu de l’enthousiasme qu’a dégagé la représentation dans la salle. Ce fut un standing ovation, bravo à Charles et à tous ses compères. Durant cette assemblée plénière de clôture (eh oui, déjà…), nous avons également assisté à la remise du prix Cap Com sans surprise, et c’est mérité, pour les jeunes de Poitiers. Pour finir avec les discours de clôture qui soulignaient la réussite de ce Congrès, qui est totale. Le standing ovation faite à tous ceux qui ont participé à ce Congrès est légitime. Avec, en prime, encore une boulette du délégué général de l’ANACEJ.

20h30 : Direction la mairie de Lille pour THE FETE ! Une fête dans une mairie, ce n’est pas tous les jours, dans la gigantesque mairie de Lille. Résultat, la mairie est transformé en dancefloor géant, pour 700 personnes avec en prime, un service et une ambiance à la hauteur de ce qu’a été ce congrès, c’est à dire exceptionnel. Une multitude de garniture, des vers collectors à l’effigie du congrès, des dames et des hommes souriants, tout est réuni pour que tout le monde passe une bonne soirée. Et c’est ce qui se passa. Elle mit du temps à démarrer, avec une musique peu entrainante au début, que l’on trouvait « pour vieux » mais cela n’a pas découragé notre dj, qui a trouvé les musiques pour faire danser tout le monde. Et c’était parti, la marie de Lille est maintenant aux mains des jeunes qui la transforme en Discothèque. On ne pouvait rêver de meilleure fin. Personnellement j’en ai profité pour prendre des contacts, j’espère qu’ils dureront sur du long terme.

22h50 : Retour au Creps, avec un bus en retard (comme d’habitude). La nuit sera courte d’ici mercredi.

Mercredi :

7h00 : C’est un peu la course pour se préparer et ranger ses affaires ce matin. Enfin surtout moi. Mon réveil n’a pas marché, résultat tout le monde m’attend mais ce n’est pas un problème, le car est en retard comme d’habitude.

9h00 : Arrivés au collège, nous faisons nos adieux aux autres délégations que nous rencontrons dans la cour. Nous prenons des contacts supplémentaires, et promettons de nous envoyer des photos, et des mails, de nous voir sur Facebook et de partager nos projets bien sûr !!!De notre côté, n’ayant pas pu le faire la veille puisque nous avons passé un très bon après-midi à faire preuve de notre solidarité à InQuest, nous profitons de notre heure de battement pour faire une petite visite de la ville de Lille, après avoir laissé nos affaires à la gare et pris nos pique-nique. Ce petit tour dans Lille, auquel n’a malheureusement pas participé Jennifer car elle a très gentiment, proposé de rester à la gare pour garder nos affaires (merci beaucoup !), fut l’occasion pour chacun de ramener des souvenirs (par exemple, des spécialités, personnellement j’en ai pris quatre différentes).

10h30: Nous goutons les fameuses frites fricadelles que nous ont offertes les animateurs vraiment trop gentil. C’est excellent ! Surtout avec la sauce Ch’ti. On ne pouvait repartir sans en avoir mangé une. Et nous n’avons pas été déçus !

C’est donc un peu triste de quitter si vite la ville de Lille, et ce congrès de l’Anacej, que nous prenons le train, retour direction Le Mans.

14h10 : Pas de répit, interview avec Abder et Orsika dès notre arrivée !!!